e-reputation
C’est une histoire peu commune que celle de Diana Z, ancienne actrice pornographique reconvertie dans le secrétariat.

Lorsqu’elle a décidé d’arrêter, Diana a mis toutes les chances de son côté pour commencer une nouvelle vie. Exit les scènes hot, bonjour le secrétariat et la vie de bureau. Tout aurait bien pu se passer avant l’arrivée d’internet et des moteurs de recherche (ou dans le monde de Oui-Oui au choix). Seulement, comme vous pouvez vous en douter, son passé d’actrice X est revenu sur le devant de la scène.

Elle a eu beau n’avoir tourné qu’un seul film sous le pseudonyme de “L”, son vrai nom s’est retrouvé sur un site internet avec la vidéo… Effet boule de neige garanti car d’autres sites évoluant dans la sphère du porno ont repris l’information .. Et forcément, on a pu la retrouver sur Google !

Résultat : une e-réputation en berne et une vie qui a du très vite se transformer en enfer. En effet, Diana jugeait qu’en tapant son nom et son prénom associé à son pseudo (L) ou d’autres mots clés dans Google, il était très aisé de tomber sur cette vidéo.

Elle a donc pris contact avec l’éditeur du site litigieux, qui pas très compatissant aurait totalement ignoré sa demande. Même son de cloche du côté de Google à qui elle a demandé de désindexer les contenus et dont les équipes lui ont répondu que, ne gérant pas le contenu du site, ils ne pouvaient rien faire et qu’elle devait se tourner vers l’éditeur

Sa seule alternative ? porter plainte.

Le résultat ? Le tribunal de Grande-Instance (TGI) de Paris a jugé qu’effectivement Diana avait droit à l’oubli et que Google a participé au préjudice moral de la plaignante en ne désindexant pas les contenus demandés. Ainsi, il a donc exigé la désindexation des informations de Diana Z « en lien avec les sites à caractère ou tendance pornographique sur les moteurs de recherche Google » (.com et .fr).

De plus, il demande à Google de lui fournir l’ensemble des données disponibles pour tenter d’identifier l’éditeur du site litigieux. Vous pouvez prendre connaissance du jugement ici pour plus d’informations.

C’est la deuxième fois qu’un tribunal français condamne Google à désindexer des pages de son index au motif du droit à l’oubli. C’était d’ailleurs pour un cas très similaire : une ex-actrice X devenue institutrice à Montpellier. Cependant, dans ce cas là, les images seraient toujours disponibles sur Google… Les effets d’un tel jugement sont donc pour l’instant encore à démontrer.

Bien sûr, il s’agit d’un cas extrême mais il montre bien l’importance de soigner sa réputation sur internet et particulièrement sur les réseaux sociaux…

En attendant, il est possible de souscrire à une assurance concernant les dangers d’internet et d’e-réputation chez AXA, histoire d’avoir un soutien psychologique en cas de diffamation, injure ou divulgation de données personnelles (ironie inside). Mais ça c’est une autre histoire…

Bon weekend à tous !