Sortie le 16 novembre dernier, la nouvelle campagne Benetton n’a laissé personne indifférent et la voici déjà parodiée pour une boisson rafraîchissante où Unhate devient Funhate.

A part saluer la réactivité de l’agence créative, je ne vois pas quoi ajouter à ce buzz.

Je préfère m’intéresser à la réaction d’Oliviero Toscani.

Il juge la campagne « vulgaire et pathétique ».

Remember …  la religieuse embrassant un prêtre (1991), c’est lui.

Celle montrant des photos d’un homme mourant du sida (1992) ? C’est encore lui.

La photo montrant des condamnés à mort aux Etats-Unis (2000) ? M.Toscani.

Il ne travaille plus pour la marque depuis une dizaine d’années, est-il vexé que l’on vienne s’inspirer dans ses cahiers?

Il ajoute : « il n’y a pas de créativité, de style, de poésie. Pathétique. Ça ressemble au produit d’une réunion d’une école d’art pour débutants ».

So what ? Que penser de cette campagne au fond? Est-ce de la provocation pour la provocation ?

Je pense, et cela n’engage que moi, que les campagnes de Toscani jouaient sur le ton de la provocation mais elles suscitaient des questions, la dernière ne m’inspire rien sinon le rappel d’une marque un totalement oubliée des fahionistas.

En effet, après un rapide sondage mené auprès d’un échantillon certes très restreint mais non moins influent (= mes collègues filles), il apparaît que l’affinité avec celui qui nous habillait de toutes les couleurs quand on était petites n’existe plus. That’s it.

Conseil offert à Benetton : Avant d’essayer de heurter les mentalités, secouez vos stylistes.