Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet d’actualités vu que demain c’est la Toussaint. Non nous n’allons pas tailler la bavette autour du marketing d’Halloween. Nous allons rester plus terre-à-terre si je puis dire, avec un sujet concernant… La vie numérique après la mort.

Non, non je n’ai pas d’idées suicidaires ou morbides. Je ne suis pas non plus dépressive mais cette question mérite vraiment d’être posée. Nous avons tous une identité numérique plus ou moins forte, nous possédons parfois plusieurs comptes sur diverses plateformes : Facebook, Twitter et j’en passe. Sans compter que nous bloguons aussi parfois. Et ces contenus constituent notre vie numérique. Une vie numérique qui, bien souvent, survit après la mort.

Un problème épineux qui ne trouve toujours pas de solution viable, et qui a été au coeur d’une conférence, le Digital Death Day organisé le 6 octobre 2012 à Londres.

Internet, le plus grand cimetière du monde ?

Prenons le cas de Facebook. Le plus grand réseau social compte aujourd’hui plus d’1 milliard de membres. Un record ! Mais parmi ces membres, il y a des gens bien vivants et des personnes aujourd’hui décédées… Les proches ne connaissant pas forcément les identifiants du défunt, ils ne suspendent pas le compte. Ou ils font le choix de le garder, pour se souvenir et faire leur deuil.

Facebook est-il en passe de devenir le plus grand cimetière du monde ? C’est finalement fort probable. Le réseau social peine en effet à déterminer les décès, même si tous publient des messages de condoléances ou autres sur les murs des disparus.

La solution pour les proches du défunt ? Remplir un formulaire pour déclarer le décès d’un proche, justificatif à l’appui. Le profil ne sera pas supprimé mais passera en mode “mémorial”.

formulaire pour basculer le compte d'un défunt en mémorial - facebook

Le testament numérique :

Le testament et plus spécifiquement le coffre-fort numérique est une première solution pour éviter que vos divers avatars ne viennent hanter les vivants.

En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit de services permettant de sauvegarder l’ensemble de ses données compte afin de pouvoir les léguer à ses proches ou à son exécuteur testamentaire. D’autres fonctionnalités peuvent y être ajoutées : le stockage de vos mémoires, photos, vidéos, etc.

Ces sites web proposent tant des services payants que gratuits tel par exemple “La Vie d’après”

site la vie d'après tarif

A noter, mais je ne m’étendrai pas là-dessus (parce que je n’apprécie pas ce type d’offres), il existe aussi des services permettant de faire vivre les profils du défunt. Des personnes sont donc payer pour poster sur les réseaux sociaux, son blog ou autre, des petits mots, des « pensées »…

Le site “Mémorial”

Créer un coffre-fort numérique pour léguer l’ensemble de ses mots de passe c’est bien beau… Mais si on veut laisser une trace numérique de notre vie sur terre ? Là encore, la technologie nous offre des solutions. Avant, on allait voir un écrivain public pour écrire ses mémoires, sa biographie. Mais le tirage était limité vu son coût. Nombreux sont les cas où seules les personnes les plus proches recevaient ce fameux ouvrage.

Aujourd’hui, il est possible de créer son petit bout de web que chacun peut consulter en scannant la sépulture. Oui, oui, certaines sociétés proposent maintenant des QR Code sur les tombes ! Apparemment, cette idée nous vient d’Asie.

Cependant, la technologie évoluant tellement vite, gageons que ces QR Codes seront un jour obsolètes. Sans compter qu’il est nécessaire que quelqu’un renouvelle nom de domaine et hébergement dudit site web.

QR Code sur tombe

Désolée pour ce sujet sérieux, voir même un peu macabre ! Promis, nous revenons vite vous faire sourire. En attendant, profitez-bien de votre soirée d’Halloween !